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Julia Csergo, membre régulière de l'Institut du patrimoine, co-dirige cette nouvelle publication. 

couv CuisinierEtArt WEB

 Le cuisinier et l'art

L'Art du cuisinier et cuisine d'artiste (XVIe-XXIe siècle)

Sous la direction de : 

Julia Csergo

Frédérique Desbuissons

 

Résumé:

« Sommes-nous ouvriers ? Oui. Sommes-nous considérés comme tels par la loi ? Non. Possédons-nous le talent des artistes dans toute l’acception du mot ? Oui. Nous accorde-t-on la considération due aux artistes ? Non. Alors nous ne sommes ni ouvriers ni artistes. Que sommes-nous ? Rien. Qu’aspirons-nous à devenir ? L’un et l’autre. » C’est par ce constat que le grand cuisinier du xix e siècle, Philéas Gilbert, soulevait la question du statut du chef cuisinier et des relations que la cuisine entretient avec l’art. Aujourd’hui, à l’heure où l’art culinaire et les cuisiniers font l’objet de multiples manifestations et événements médiatiques ; à l’heure où, après la vogue du eat art, le design, les installations et les performances ont investi le culinaire, la réflexion devait se poursuivre car le statut artistique de l’expérience gustative et éphémère qu’est la cuisine ne va toujours pas de soi. Tel est l’enjeu de ce collectif qui réunit des contributions d’artistes, de critiques, de sociologues, de spécialistes de la littérature, de juristes, d’historiens et d’historiens de l’art. De leur dialogue sur la cuisine comme art et création, sur le cuisinier-artiste et sur l’artiste-cuisinier, résulte cet ouvrage qui répond à une ambition précise : inscrire définitivement l’art de la cuisine dans le champ du culturel.

 

Chagall La Tour Eiffel 1200px 840x1024Marc Chagall, La Tour Eiffel (1929)

Alors que la décision du Musée des beaux-arts du Canada d'aliéner un lot d'oeuvres, notamment une toile de Marc Chagall, en vue de se porter acquéreur de la toile Saint Jérôme entendant les trompettes du Jugement dernier de Jacques-Louis David faisait les manchettes, la journaliste du Devoir, Catherine Lalonde, a interrogé Yves Bergeron, directeur de l'Institut du patrimoine et titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur la gouvernance des musées et le droit de la culture, sur les procédures d'aliénation d'objets de collection. 

"L'aliénation d'une oeuvre est toujours une question délicate pour un musée, ne serait-ce que parce que les collections doivent se construire à travers de longues périodes, où les tendances et même les regards sur l'art ou l'esthétique peuvent évoluer, changer, fluctuer."

Lire l'article du 6 avril 2018

Lire l'article du 20 avril 2018

Un article du 25 avril 2018 mentionne la recherche effectuée par Monique Provost, Ph.D en ethnologie et post-doctorante de l'Institut, qui a réalisé un état des lieux des rapports entre les directrices et directeurs de musées montréalais et le patrimoine immatériel. Les premiers résultats de son enquête ont été rendus publics lors de la journée d'étude "Le patrimoine culturel immatériel dans les musées de Montréal : Quels patrimoines pour quelles pratiques muséales ?", organisée par l'Institut du patrimoine le 26 avril 2018. 


"J’ai demandé aux musées : “Avez-vous du patrimoine immatériel et qu’est-ce que vous faites pour le mettre en valeur ?” Et j’ai constaté d’emblée qu’il y a énormément de travail qui se fait sur le patrimoine culturel immatériel dans les musées », dit-elle."

Lire l'article

Vox expo

Du 19 avril au 23 juin 2018 - VOX Centre de l'image contemporaine

 

 

Vernissage : le jeudi 19 avril à 17h

 

Journée d'étude "Histoire d'exposition : la réactualisation par les archives" : le samedi 28 avril

Plusieurs membres de l'Institut du patrimoine, notamment Daphnée Yiannaki, en charge de la page Facebook, ont participé, sous la tutelle de la professeure d'histoire de l'art Marie Fraser, à la conception de la reconstitution de l'exposition Montréal, plus ou moins ? en vue d'en réactualiser le discours critique. Conçue en 1972 par l'architecte Melvin Charney pour le Musée des beaux-arts de Montréal, cette exposition invitait des artistes, photographes, groupes féministes, organismes communautaires et sociaux à débattre sur la ville et la conservation du patrimoine urbain. Sa facture participative et citoyenne a durablement marqué l'histoire des expositions au Québec. Informations

 

bergeron yves2009La représentation de la diversité culturelle dans les musées et une formation accrue en gestion et en droit pour les professionnels des musées sont des priorités pour le Directeur de l'Institut du patrimoine et titulaire de la Chaire UQAM Musées, gouvernance et droit culturel.


"Nous croyons que c'est fondamental de marier ces approches, explique Yves Bergeron. D'abord, peu de spécialistes de la muséologie sont aussi formés en gestion. Or, les pressions économiques sont fortes sur les musées et ceux-ci doivent tenir et tenir les comptes. Ensuite, les aspects légaux sont partout dans le quotidien des musées : négociations de contrats, lois régissant l'importation et l'exportation de biens culturels, droit à l'image, etc."

Lire l'article

acfas2018 signature RVB FL'Institut du patrimoine de l'UQAM est fier de vous annoncer qu'il prendra part au 86e Congrès de l'ACFAS qui se tiendra à l'Université du Québec à Chicoutimi au mois de mai prochain. En effet, l'Institut a initié la création du Réseau en patrimoine de l'Universités du Québec qui organisera son premier colloque Patrimoine et interdisciplinarité - Les défis d'une approche territoriale au sein du réseau de l'Université du Québec. Ce colloque entend dégager une réflexion sur les mutations du rôle de la recherche pour les communautés dans les grands centres et les régions, tout en interrogeant les enjeux et défis de l'approche interdisciplinaire et concertée en patrimoine.


Le colloque Patrimoine et interdisciplinarité - Les défis d'une approche territoriale au sein du réseau de l'Université du Québec se tiendra à l'UQAC le mardi 8 mai 2018 (local et horaire à venir).

 

Au plaisir de vous y voir !

 

La conférence de Pierre Bosset, membre de l'Institut du patrimoine et professeur au Département des sciences juridiques qui était annoncée le 22 mars 2018 doit être reportée.

Nous vous informerons prochainement de la date de sa tenue. 

Monique Provost débute un stage postdoctoral sous la direction d'Yves Bergeron au sein de l'Institut du patrimoine.  

monique provost

© Christine Chevalier photographe

En ce début d’année 2018, Monique Provost vient de débuter un stage postdoctoral sous la direction d’Yves Bergeron au sein de l’Institut. Monique a soutenu une thèse en ethnologie à l’Université Laval (2016) sous la direction de Laurier Turgeon ayant pour titre « Les usages sociaux du djembé au Québec: construction locale d'un patrimoine culturel immatériel mondial ». Elle a pour principal mandat durant son stage post-doctoral d’organiser une consultation sur le patrimoine culturel immatériel (PCI) dans le réseau des musées montréalais. 

Le PCI a été reconnu dans la convention de l’UNESCO en 2003 et dans la définition du musée adoptée par le Conseil international des musées en 2007. La nouvelle loi sur le patrimoine adoptée en 2011 par le gouvernement du Québec intègre la notion de patrimoine immatériel de sorte que les institutions muséales et patrimoniales ont la responsabilité de sauvegarder à la fois le patrimoine matériel et le patrimoine immatériel.

Lucie Robert

Lucie Robert, membre régulière de l'Institut du patrimoine et professeure au Département d'études littéraires de l'UQAM a été nommée à la Société des Dix, elle y occupera le fauteuil 6. Les recherches de Lucie Robert portent sur la culture artistique du Québec et la littérature québécoise, elle co-dirige avec Denis Saint-Jacques la revue La vie littéraire au Québec.

Fondée en 1935, la Société des Dix réunit des historiens et chercheurs de différents horizons qui publient les résultats de leur recherche dans les Cahiers des Dix. Le numéro 71 de la revue est disponible depuis le 12 février 2018.

Toutes nos félicitations à Lucie Robert !

 

Le mercredi 24 janvier 2018, l'Institut du patrimoine a organisé, en collaboration avec le CÉLAT, la première ciné-conférence de l'année.

Cineconf_Expo 67_2018

Ciné-conférence

Expo 67, Mission impossible (2017)

En présence de :

Guylaine Maroist

Éric Ruel

Animation par Alexis Lemieux,
membre étudiant de l'Institut du patrimoine

Anne Bénichou, membre régulier de l'Institut du patrimoine, dirige ce numéro thématique portant sur les multiples enjeux du reenactment, considéré à travers le prisme de l'intermédialité.

1. Couverture 28 29

"refaire/redoing"

Intermédialités/Intermediality

Sous la direction de : 

Anne Bénichou

Résumé:

Le terme reenactment désigne les phénomènes de recréation, de reconstitution, de reprise et d’autres formes de réactivation vivante d’œuvres performatives du passé, d’événements historiques ou de pratiques culturelles. Son usage s’est récemment étendu aux objets technologiques et médiatiques. Il englobe désormais des phénomènes issus du théâtre, de la danse, des arts visuels, de l’histoire vivante, des expositions muséales, du cinéma, de la télévision, des jeux vidéo, des mondes virtuels, etc. Cette diversité indique l’émergence de nouvelles sensibilités historiques, de relations autres avec le passé. Elle oblige à adopter des approches interdisciplinaires et intermédiales. Comment comprendre les relations entre le reenactment, les médias, les technologies, les archives et les institutions ? De quelle manière aborder le corps qui refait, traversé d’affects et de mémoires kinesthésiques, aux prises avec ces appareils ? Selon quelles modalités les jeux de l’immersion et de la distanciation, de l’assujettissement et de l’agentivité opèrent-ils dans le reenactment en régime intermédial ? Ce sont ces questions que les auteurs explorent pour relever le défi de dire et faire ce qu’est refaire.

2016/2017. numéros 28/29. ISBN-1920-3136. Disponible sur Érudit