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Auteur : Maude Raymond-Brousseau

Annonce | André Desvallées : le muséologue phare

André Desvallées 1931-2024
Le muséologue phare

C’est avec tristesse que nous apprenons le décès d’André Desvallées qui a été un des muséologues phares. Assistant de Georges Henri Rivière, il a participé à la conceptualisation du mythique Musée des arts et traditions populaires en participant à la réalisation de la « Galerie d’étude » (1972) et la « Galerie culturelle » (1975) qui sont devenues des expositions de référence. Sa contribution à l’ethnologie et à la muséologie mérite d’être soulignée. Il est rapidement devenu un membre clé du Comité international pour la muséologie (ICOFOM). On lui doit l’introduction du concept de « nouvelle muséologie » en 1981 dans un article incontournable sur la muséologie publié dans l’Encyclopædia Universalis. Dès 1978, il enseigne la muséologie à l’École du Louvre et il prend soin de bien définir les termes du monde muséal. Cette démarche le conduit à préciser les concepts clés de la muséologie. Au sein d’ICOFOM, il propose un chantier de recherche collaborative qui allait conduire à la publication du Dictionnaire encyclopédique de muséologie en 2011 avec François Mairesse.

Les articles et les ouvrages auxquels André Desvallées collabore sont devenus des références incontournables à l’histoire contemporaine de la muséologie. Mentionnons notamment Vagues Une anthologie de la Nouvelle muséologie (1992 et 1994).

Comme je l’écrivais à propos de l’héritage qu’il nous lègue dans le numéro spécial d’ICOFOM Study Series – ISS dirigé par François Mairesse en 2014 : 

« Depuis la parution en 2010 des concepts clés de muséologie dans les langues officielles du Conseil international des musées et la parution du Dictionnaire encyclopédique de muséologie en 2011 grâce au soutien de François Mairesse, on doit reconnaître qu’André Desvallées a légué un héritage unique à la communauté muséale. Ne s’agit-il pas d’un véritable patrimoine intellectuel ? On doit par ailleurs reconnaître qu’il fallait de la vision pour concevoir et mener à terme ce projet audacieux et essentiel à l’émergence de la muséologie comme véritable champ disciplinaire. C’est peut-être là le legs le plus important qu’il laisse à la communauté muséale et universitaire nord-américaine. » (p. 203-204)

En ce sens, André Desvallées aura été un véritable phare pour plusieurs générations de chercheurs en muséologie et patrimoine.

Yves Bergeron
Directeur
Institut du patrimoine de l’UQAM

Lire l'annonce officielle (PDF)

Publication | Lancement officiel d’une nouvelle revue scientifique « Patrimoines. Les carnets du RéPUQ »

Le 14 mai dernier, le Réseau Patrimoines de l’Université du Québec (RéPUQ) a procédé au lancement du premier numéro de sa nouvelle revue scientifique, Patrimoines. Les carnets du RéPUQ. Disponible entièrement en libre accès en version numérique, le numéro 1 comprend 7 articles et un liminaire, sous le thème de La commémoration au cœur des patrimoines.

S’agissant d’une revue évaluée par les pairs, la revue publiera un ou deux numéros thématiques par année. Chaque numéro comprendra entre 6 et 8 brefs articles scientifiques ou professionnels, accompagnés de 2-3 visuels, précédés d’un liminaire. La langue de publication est le français.

Sous la direction du Comité scientifique et de direction du RéPUQ, la revue Patrimoines. Les carnets du RéPUQ s’adresse à des chercheur·es, à des étudiant·es et à des professionnel·les qui publient dans le domaine des patrimoines ou à des citoyen·nes qui s’y intéressent.

Les articles portent sur toutes questions se rapportant aux patrimoines culturels (matériels ou immatériels), scientifiques ou naturels, ayant fait l’objet de réflexions, de recherches et/ou de communications (scientifiques ou professionnelles), au cours des 5 dernières années.

Excellente lecture!

Maryse Paquin, UQTR

Table ronde de l'IP | « Faut-il accorder un statut patrimonial au Musée d’art d’Expo 67 ? » - 29 mai

Organisé par l'Institut du patrimoine et Docomomo Québec
En présentiel au PK-1140 (Pavillon Président-Kennedy, 201 Av. du Président-Kennedy, Montréal)
29 mai 2024, de 14 h à 17 h

Fin octobre 2023, le ministre de la Culture et des Communications, monsieur Mathieu Lacombe, annonçait 36 avis de classement et de désignation. L’ancien Musée d’art d’Expo 67 n’était pas du nombre des immeubles dont la protection est envisagée, la demande d’attribution de statut introduite par la citoyenne Lucette Lupien n’ayant pas été retenue. Plusieurs s’en sont émus et la presse et les médias ont fait écho à ce refus. Dans la foulée, en vue de préciser l’énoncé d’intérêt patrimonial élaboré par le ministère, les étudiantes en architecture moderne et patrimoine de l’École de design de l’UQAM ont documenté l’histoire de l’ancien pavillon construit pour accueillir l’exposition internationale des beaux-arts Terre des hommes, d’avril à octobre 1967, et qui abrita le Musée d’art contemporain de Montréal de 1968 à 1992.

Afin d’échanger sur la valeur patrimoniale de l’ancien Musée d’Art Expo 67 et sur l’opportunité de lui conférer un statut, l’Institut du patrimoine de l’UQAM organise un table ronde le 29 mai 2024, en collaboration avec Docomomo Québec.

Sont invités à participer à cet échange sur l’avenir de cet édifice, des citoyens, des anciens du Musée d’art contemporain ainsi que certains de leurs collaborateurs, des historiens de l’art et de l’architecture et des gestionnaires du patrimoine.

Crédit Photo : photographie du Musée par le photographe Michel Brunelle. Docomomo Qc détient les droits de reproduction

Localisé à l’entrée de la Cité-du-Havre, l’ancien Musée compte parmi les pavillons d’Expo 67 construits pour durer. Loto Québec qui en est propriétaire depuis 1997 et qui l’utilise à des fins d’entrepôt, vise à s’en départir. Aujourd’hui, la Cité-du-Havre fait partie d’un vaste secteur que la Ville de Montréal projette transformer en des milieux de vie et d’emplois, le secteur Bridge-Bonaventure riverain au fleuve Saint-Laurent, à l’est de l’accès au pont Samuel-de-Champlain et à l’ouest du canal Lachine et du bassin Peel.

Programme

Introduction

« Pourquoi se préoccuper de l’avenir de l’ancien Musée d’Art d’Expo 67 ? »
France Vanlaethem, professeure émérite, École de design, UQAM, présidente, Docomomo Québec

« Supplique pour la protection du Musée : les démarches d’une citoyenne »
Lucette Lupien, citoyenne et résidente de la Cité du Havre, consultante-recherchiste en cinéma.

« Énoncé d’intérêt patrimonial de l’ancien Musée d’Art d’Expo 67/Musée d’art contemporain de Montréal »
Claire Caron, Catherine Lamarre, Catherine St-Joseph, Donia Fourati, étudiantes finissantes, DESS en architecture moderne et patrimoine, École de design, UQAM

« Le Musée d’art contemporain de Montréal à la Cité du Havre, témoin de l’art contemporain des années 1960 et 1970, au Québec »
Christine Bernier, professeure, Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques, Université de Montréal

« Protéger un premier musée au Québec »
Yves Bergeron, professeur, Département d’histoire de l’art, UQAM

« Échange entre les participants et participantes à la rencontre » animé par Yves Bergeron

Conclusion

Colloque de l'Acfas | « La muséologie en question(s) à partir des tirs croisés des "contre-muséologies"» - 16 et 17 mai 2024

Colloque 303
Dans le cadre du 91e congrès de l’Acfas
Université d’Ottawa, ON
16 et 17 mai 2024

Comité organisateur et scientifique : Université du Québec à Montréal (UQAM)

• Jean-Marie Lafortune, professeur au département de communication sociale et publique
• Sarah Turcotte, candidate au doctorat en muséologie, médiation, patrimoine
• Anna-Lou Galassini, doctorante en muséologie, médiation, patrimoine

Description

Maints analystes questionnent les biais constitutifs et la portée réelle de la muséologie comme champ disciplinaire qui, outre l’étude des activités de conservation et de présentation des objets de collection, vise une fine compréhension de l’organisation et de l’histoire de cette pratique ainsi que de la mission dont les musées s’investissent.

Les remises en cause de cette acception pavent la voie à « l’élaboration de nouveaux modèles d’expositions, la prise en compte d’histoires passées sous silence, la reformulation des systèmes de connaissances présentés aux publics, la réinvention des structures organisationnelles et des modèles de gestion ainsi que l’adaptation des musées au caractère multiculturel et interculturel des nations et des communautés » (Shelton, 2022). Les tirs croisés sur la muséologie concernent donc tant les approches privilégiées, les objets collectionnés, les récits élaborés que les rapports établis avec les publics et la société.

Ce colloque confronte ainsi les thèses issues des « contre-muséologies », parfois regroupées sous la bannière de nouvelle muséologie, selon trois axes :

A) La muséologie sociale met l’accent sur la participation des publics et des populations issues de territoires d’implantation des musées. Ce courant découle de la muséologie américaine, influente au Québec, et inclut l’écomuséologie et l’altermuséologie dans le monde francophone.

B) La muséologie critique met l’accent sur les rapports de pouvoir sous-jacents au fonctionnement du milieu muséal et aux effets d’exclusion qui en résultent pour maints segments de la population. Ce courant recouvre la « muséologie inclusive » promue dans le monde anglophone.

C) La muséologie « insurgée » ou « contre-hégémonique » insiste sur une conception des institutions muséales comme lieux de rapports de force entre les intérêts opposés des groupes sociaux. Ce courant inclut les approches postcoloniales adoptées dans le monde hispanique.

Colloque de l'Acfas | « Crises et enjeux contemporains des patrimoines » - 13 et 14 mai 2024

Institut du patrimoine et RéPUQ

Colloque 319 (en mode hybride)
Dans le cadre du 91e congrès de l’ACFAS
Université d’Ottawa, ON
13-14 mai 2024

Co-responsables : Nada Guzin-Lukic (UQO), Maryse Paquin (UQTR) et Yves Bergeron (UQAM).

Description

Les patrimoines sont plus que jamais menacés dans le sillon des inégalités, des conflits armés, des migrations forcées, des catastrophes naturelles, des changements climatiques, voire même de l’effondrement de la biodiversité. Paradoxalement, les composantes du concept de crise telles que la perturbation, le désordre et l’incertitude incluent parfois des aspects positifs. Par exemple, les patrimoines sont dorénavant considérés en tant que sources et ressources du développement local durable (Delaplace, 2021). À ce titre, le patrimoine culturel immatériel (PCI) est de plus en plus mobilisé dans la transmission des savoirs et des savoir-faire issus de l’interaction avec la nature, en assurant la permanence et la continuité aux communautés qui les transmettent (Tornatore, 2012). Également, les musées deviennent des alliés inestimables pour relever les défis devant les nombreuses menaces que subissent les patrimoines (Bakker et al., 2020).

Dans ce contexte, il devient crucial de mieux connaître l’effet des crises et des enjeux contemporains sur la transmission, la protection et la sauvegarde des patrimoines. Comment peut-on contribuer à dépasser les bouleversements qu’ils subissent pour en assurer la pérennité ? Comment les connaissances actuelles peuvent-elles contribuer à sauvegarder le passé pour assurer l’avenir, tout en se protégeant des prochaines crises ? C’est à ces questions que les communications du présent colloque anticipent de répondre, en proposant des pistes de réflexion et d’orientation pour l’action. Ces dernières visent également à explorer les acceptions des concepts de crises et d’enjeux contemporains des patrimoines tels que leur remise en question, le déclencheur de la transformation, de l’émergence jusqu’aux nouvelles approches et pratiques innovantes. Ainsi, les crises ne correspondent pas seulement à une période de changement ou de chaos, mais elles poussent à une remise en question des normes établies, tout en appelant à la réflexion et à l’engagement citoyen. Cette perspective rend le concept de crise plus riche que le trouble et la perturbation, dont les limites menacent la temporalité des patrimoines.

Bref, ce colloque entend (re)penser les patrimoines en tant que sources et ressources en plus de revisiter d’un œil critique l’état des connaissances actuelles sur ce thème.

Fin de semaine du patrimoine | « Regard sur le patrimoine » - 15 et 16 juin 2024

Société québécoise d'ethnologie, la Fédération Histoire Québec en partenariat avec le GIRAM

En présentiel, au Domaine Pointe-de-Saint-Vallien
15 et 16 juin 2024 de 10 h à 16 h 45
Inscription du 10 mai au 7 juin 2024 (Bientôt)

​​POUR S'INSCRIRE : DU 10 MAI AU 7 JUIN 2024 ( prix à la journée: 20 $, membre: 15 $ )

REMPLIR LE FORMULAIRE EN LIGNE (il sera capté et une facture vous sera envoyée avec instructions pour paiement) OU APPELER au (418) 956-3702 (notre trésorier), un formulaire d’inscription vous sera envoyé avec instructions pour paiement

En savoir plus

Journée d'étude | « Les musées comme espaces communs du vivre-ensemble en contexte de crise» - 23 avril 2024

Organisé par Andréa Delaplace
En collaboration avec l'Institut du patrimoine, l'IPAC, ICOM Canada, Université Laval, CELAT et MEM
En présentiel, au MEM - Centre des mémoires montréalaises
23 avril 2024


Les musées comme espaces communs du vivre-ensemble en contexte de crise (économique, identitaire, culturelle, écologique, politique, diplomatique)


Description

« Si la mission traditionnelle des musées reste fondamentalement centrée sur la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel pour les générations futures, ces institutions sont, cependant, de plus en plus confrontées à des enjeux politiques, sociaux, économiques et culturels. Lors des discussions sur la nouvelle définition des musées au sein de l’ICOM2, nous avons vu l'émergence d’un débat sur le rôle des musées comme lieu d’un dialogue critique sur le monde et de justice sociale.

En outre, si les musées d’histoire proposaient jusqu’ici un récit narratif unique, généralement basé sur une vision officielle (appuyée par les élites et les autres institutions gouvernementales), aujourd’hui, la multivocalité, prônée par la muséologie sociale dès les années 70-80, est au centre des nouvelles expositions des musées d’histoire et de société. Cette tendance s’observe également dans les musées d’art.

Dans le cadre de cette journée d’étude, nous mettrons en lumière comment les musées deviennent des espaces communs du vivre-ensemble dans nos sociétés contemporaines fortement polarisées.

Cependant, ce concept reste un défi pour que les musées intègrent les récits considérés comme ceux des “autres” (peuples autochtones, populations immigrées, autrement dit, les minorités ethniques, raciales et culturelles) au grand récit national.

Dans le contexte de la pensée postcoloniale, et suite aux différents mouvements de “décolonisation”, les musées prennent conscience de la diversité des récits historiques ainsi que des différentes perspectives narratives qui peuvent cohabiter au sein de leur discours muséographique. Par ailleurs, les musées doivent composer avec des collections qui tiennent compte de la diversité culturelle. Il s’agit d’un des grands défis du monde muséal aujourd’hui. L’objectif de cette journée d’étude est donc de montrer comment les musées abordent la question de la représentation de “l’autre” dans nos sociétés contemporaines. [...] »


Vue globale du programme

13 h - Panel introduction

  • Jean-Michel Tobelem (Paris 1)
  • Louis Jacob (UQAM)
  • Raymond Montpetit (UQAM)

14h - Table ronde sur “l’altérité et la réconciliation” : l’exemple des musées qui travaillent en co-création avec les communautés

  • Modératrice: Nada Guzin Lukic, UQO
  • MEM - Centre des mémoires montréalaises - Catherine Charlebois, responsable des
  • expositions et des collections
  • Musée de la civilisation - Matthieu Gill-Bougie, Conseiller aux affaires autochtones au
  • Musée de la civilisation
  • Écomusée du fier monde - Éric Giroux, directeur

15h15 - Table ronde sur le « vivre-ensemble et citoyenneté »

  • Modérateur: Laurier Turgeon, Université Laval.
  • Musée canadien de l’histoire - Sandra M. Zapata, chargée d’expositions
  • Musée de la civilisation - Sophie Giroux, cheffe de service de la médiation culturelle et éducative
  • Musée Pointe à Callière - Katy Tari, directrice collections et programmes publics
  • Projet citoyen de musée de la mémoire collective des villes : expérience d’un workshop organisé à Montréal - Eugénie Forno et Mohamed Fariji, fondateurs projet

16h15 à 16h30 - Conclusion

  • Yves Bergeron, UQAM

COMMUNIQUÉ | Le legs patrimonial de Frédéric Back

Montréal, jeudi le 11 avril 2024 – Grand maître du cinéma d’animation reconnu mondialement, artiste multidisciplinaire et militant pour l’environnement, Frédéric Back aurait eu 100 ans le jour de l’éclipse solaire, le 8 avril dernier. Son clin d’œil nous rappelle non seulement qu’il a laissé un héritage artistique riche et unique, mais également que le moteur de toute son œuvre repose sur des valeurs humanistes et environnementales profondes. De son arrivée au Québec en 1948 jusqu’à son décès en 2013, le parcours professionnel et artistique de Frédéric Back est exemplaire. Militant écologique avant l’heure, il est l’auteur de milliers d’œuvres dont les messages nous invitent à la sauvegarde des patrimoines culturels et naturels. En font foi, les chefs-d’œuvre d’animation Crac ! (1982) et L’homme qui plantait des arbres (1988) qui ont été récompensés aux Oscars.

Dans le but de commémorer sa vaste contribution et de contribuer à la mise en valeur du legs patrimonial de Frédéric Back, tant matériel qu’immatériel, l’Institut du patrimoine de l’UQAM en collaboration avec le Réseau Patrimoine de l’Université du Québec (RéPUQ) annonce la tenue d’une série de rencontres. « Le fait que le 100e anniversaire de Frédéric Back tombe le jour d’une éclipse solaire totale sur le Québec, nous apparait significatif, car de son vivant, il aurait certainement profité de cette occasion unique pour nous sensibiliser à la beauté de notre monde, mais aussi à l’urgence de protéger l’équilibre fragile de notre planète », explique le directeur de l’Institut du patrimoine, Yves Bergeron.

Au fil de la carrière de Frédéric Back, l’artiste et militant est de plus en plus préoccupé par l’état de dégradation des milieux naturels tel qu’il l’exprimait dans son dernier film d’animation Le fleuve aux grandes eaux (1993). Dans la foulée, le parc Frédéric Back, aménagé sur le site de l’ancienne carrière Miron, porte d’ailleurs son nom parce qu’il est l’un des plus ambitieux projets de réhabilitation environnementale de la Ville de Montréal.

L’œuvre de Frédéric Back inspirante pour l’étude du patrimoine 

Les rencontres organisées par l’Institut du patrimoine et le RéPUQ seront des occasions pour mieux comprendre l’impact de la pensée et de l’œuvre de Frédéric Back dans la perspective des liens indissociables entre patrimoines culturels et naturels. On y présentera des œuvres filmiques qui feront l’objet d’une relecture. Ce sera aussi l’occasion pour les spécialistes des patrimoines culturels, naturels et immatériels d’analyser la contribution de Frédéric Back au bouillonnement intellectuel et artistique qui a contribué à l’entrée du Québec dans la modernité et au développement d’une œuvre universelle.

Cette série de rencontres, dont la programmation sera annoncée sous peu, se tiendra à l’UQAM et dans le Réseau Patrimoines de l’Université du Québec en format hybride. Un calendrier des activités sera publié au mois de mai sur le site de l’Institut du patrimoine et du RéPUQ.

À propos de l’Institut du patrimoine et du RéPUQ

Créé en 2004, l’Institut du patrimoine de l’UQAM a pour mission de stimuler la recherche, l'enseignement et la diffusion des connaissances dans tous les domaines reliés au patrimoine, tant matériel qu’immatériel, afin de contribuer au renouveau de la réflexion sur le patrimoine. L’Institut regroupe des membres du corps professoral, étudiant et administratif de plusieurs départements, facultés et écoles de l’UQAM ainsi que des organismes partenaires.

Le Réseau Patrimoines de l’Université du Québec (RéPUQ) s’est engagé dans un état des lieux des patrimoines au Québec. Le RéPUQ propose de cerner les enjeux patrimoniaux sous différents angles et expertises en plus de dégager des problématiques transversales. Initié par l’Institut du patrimoine de l’UQAM en 2018, le RéPUQ réunit différents chercheurs et étudiants de cycles supérieurs œuvrant au sein de sept constituantes du réseau de l’Université du Québec (UQ).

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Pour info :
Anna-Lou Galassini
Coordonnatrice, Institut du Patrimoine
galassini.anna-lou@courrier.uqam.ca

Appel à contribution | THE INTERNATIONAL JOURNAL OF MUSEUM STUDIES 

Date limite : 30 juin 2024

Le prochain numéro de la Revue – à paraître fin 2024 – est consacré aux musées d’histoire.

Il s'agit d'une catégorie de musées qui, au niveau international, se combine avec les musées d'archéologie, à tel point que le comité international de l'ICOM est l'ICMAH, le Comité international des musées d'archéologie et d'histoire, alors qu'en Italie il est distinct et c'est le premier aspect sur lequel nous voudrions nous concentrer, en recherchant les raisons dans l’histoire des musées italiens et en posant explicitement la question de savoir si cette distinction a un sens aujourd’hui ou non.

La deuxième question est celle du périmètre à l'intérieur duquel comprendre une catégorie de musées beaucoup plus hétérogène que d'autres, à partir de son identification par l'UNESCO qui, ne serait-ce qu'à des fins statistiques, y inclut « les musées avec des collections de reliques historiques, mémoriaux, musées d’archives, musées militaires, musées dédiés aux personnages historiques, musées d’archéologie, musées d’antiquités, etc. » c'est-à-dire tous les musées qui visent à «présenter l'évolution historique d'une région, d'un territoire ou d'une province sur une période limitée ou longue ».

Krzysztof Pomian, il y a longtemps, en recherchant le moment où l'histoire entra dans les musées, non sans difficulté, entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, avait souligné avec acuité que, depuis lors, presque tous les musées pouvaient être considérés comme des musées d'histoire, malgré l'existence en leur sein de musées qui sont tels parce qu'ils se définissent comme tels. Quels critères adopter alors pour définir les frontières de cette galaxie, au sein de laquelle - clairement - des groupes émergent avec leurs témoignages distinctifs, depuis les musées militaires, jusqu'aux musées dédiés à des personnalités individuelles qui sont souvent des maisons-musées, jusqu'aux mémoriaux, semblables par certains côtés aux des monuments, tantôt à des « lieux de mémoire », jusqu'à des musées de site (comme les musées ou les centres d'interprétation des batailles, par exemple) ou encore des ensembles monumentaux qui se présentent comme des «musées de leur propre histoire» ?

Un autre aspect qui semble mériter d'être examiné est le nouveau caractère assumé par les musées d'histoire du XXe siècle qui, au lieu de glorifier le passé, soulignent sa négativité, se consacrant à ses moments les plus sombres, des guerres aux exterminations, bouleversant dans certains cas la mission même des musées créés, par exemple, pour célébrer les conquêtes coloniales, à travers des projets de « décolonisation ».

Comment et dans quelle mesure les musées consacrés aux horreurs du passé - on trouve aussi des musées consacrés à l'esclavage - parviennent-ils à devenir porteurs de valeurs opposées : la paix, la démocratie, l'égalité, la fraternité, les droits universels de l'humanité ? Et avec quels résultats, compte tenu de la situation actuelle dans laquelle la guerre et l’oppression sont une réalité de plus en plus proche de nous ?

Et aussi dans quelle mesure cette attitude de critique radicale du passé influence-t-elle les musées nationaux ou, d'une autre manière, a-t-elle empêché leur naissance au cours des dernières décennies, avec l'échec, par exemple, du Musée de l'Histoire de France voulu par le président Sarkozy et jamais né ? Dans quelle mesure un musée comme celui de l’Europe à Bruxelles représente-t-il une véritable alternative aux musées nationaux ?

Ce ne sont là que quelques-unes des questions qui peuvent être abordées, d'autres, nous l'espérons, pourront être abordées grâce aux propositions parvenues en réponse à cette demande de contributions.

Nous en ajoutons deux qui nous paraissent cruciales : aujourd'hui, la communication de l'histoire à destination du grand public dispose d'autres médias : du cinéma à la télévision, en passant par Internet notamment. Dans quelle mesure ces médias, avec leurs langages innovants et engageants, constituent-ils des concurrents gagnants pour les musées, les plaçant dans une position de sérieuse difficulté et en retrait des préférences du public ?

À cette question est en partie liée une dernière, peut-être la plus importante et la plus ouverte : comment communiquer l’histoire dans un musée, en s’émancipant des modèles traditionnels d’exposition de souvenirs ou de musées dans lesquels prévaut la communication écrite ?

Les contributions doivent parvenir à la direction scientifique de la revue (Giuliana Ericani : giuliana.ericani@gmail.com ; Daniele Jalla : daniele.jalla@hotmail.it) avant le 30 juin 2024.

Pour les règles éditoriales, voir https://www.libraweb.net/Norme.pdf

Les contributions ne respectant pas les normes éditoriales de l’Editeur ne seront pas acceptées.

La revue « The International Journal of Museum Studies » publie chaque année des numéros monographiques sur des thèmes choisis par la Direction et le Comité Scientifique, dont les textes, sélectionnés par le biais d'une procédure « d'Appel à communications », sont tous - sauf exceptions rares et justifiées - soumis à examen par les pairs en double aveugle. Dans le cas des exceptions précitées, c'est la Direction, en sa qualité collégiale, qui, après examen attentif, assume la responsabilité de l'acceptation des textes.

Offre d'emploi | Assistant.e à la conservation - date limite : 19 avril 2024

Le Musée de l'Holocauste Montréal éduque les gens de tous âges et de tous milieux sur l’Holocauste, ainsi que sur l’antisémitisme, le racisme, la haine et l’indifférence. Le Musée fait la promotion de notre
responsabilité collective à l'égard du respect de la diversité et du caractère sacré de toute vie humaine.

Le Musée cherche à embaucher un.e étudiant.e pour un contrat d'été au poste d’assistant à la
conservation. Cette personne travaillera à la numérisation, au catalogage, à la recherche et à la mise en
réserve des nouveaux objets et documents acquis par le Musée de l’Holocauste Montréal. Le travail
s’effectuera à la fois au Musée et à la réserve avec l’encadrement de l’équipe de conservation.

Description des tâches

  • Numériser des documents selon les standards de conservation (scanner, photographier)
  • Documenter et cataloguer les objets et les documents dans la base de données File Maker Pro
  • Traiter et mettre en réserve les objets et les documents.
  • Pour un lot d’objets et de documents identifiés, vérifier la validité des informations dans la base de
    données, vérifier la place et l’intégrité des objets et des documents dans la réserve.
  • Assister la registraire et la technicienne en muséologie dans différentes tâches qui touchent à la gestion et à la protection de la collection.

Qualifications requises

  • Le ou la candidate doit être bilingue (excellentes compétences à l’écrit en anglais (avancé) et en français);
  • Le ou la candidate doit retourner aux études en Muséologies, en archivistique ou dans un champ
    connexe;
  • Le ou la candidate doit avoir d’excellente compétences en informatique. La connaissance des logiciels File Maker Pro et Photoshop est un atout;
  • Le ou la candidate doit avoir un sens développé de l’organisation et de l’éthique professionnelle;
  • Le ou la candidate doit être ingénieux, avoir une bonne gestion des priorités et une habileté à bien travailler en équipe.

Il s’agit d’un contrat de 16 semaines. Le salaire horaire est de 17.00$. En vertu des exigences du
programme « Jeunesse Canada au travail », le (la) candidat(e) doit être citoyen(ne) canadien(ne) ou
autorisé(e) à travailler au Canada, être âgé(e) entre 15 et 30 ans, et prévoir retourner aux études à temps
plein lors de la prochaine année scolaire.

Le Musée de l’Holocauste Montréal encourage les personnes s’identifiant à des groupes discriminés à
présenter leur candidature. Prière d’envoyer votre curriculum vitae et votre lettre de présentation avant
le 19 avril 2024, au info@museeholocauste.ca en indiquant «Jeunesse Canada au travail – Assistant.e à la
conservation» en objet.

Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées. Nous vous remercions de votre
intérêt pour le Musée de l’Holocauste Montréal.

Institut du patrimoine

L’Institut du patrimoine a pour mission de stimuler la recherche, l’enseignement et la diffusion des connaissances dans tous les domaines reliés au patrimoine, tant matériel qu’immatériel, afin de contribuer au renouveau de la réflexion sur le patrimoine.

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315, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2X 3X2